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Analyse Le Piège Lucas, 15 ans, s'exprime à la première personne pour nous
conter une histoire qui a pour cadre Montourin, petite ville imaginaire
de France, durant les vacances d'été. Le titre suggère
d'emblée la référence à la danse: "chuter
et opérer un rétablissement", c'est ce que la jeune
Américaine Caitlin ne cessera de faire tout au long du récit.
C'est également un symbole pour le jeune Lucas, qui hésite,
qui se cherche, qui, avec son mental confus, va s'enferrer dans des pièges
dont il ne parvient plus à se dépêtrer. Le début
du livre met en scène Caitlin, qu 'une ambulance ramène
chez elle. Elle voulait être danseuse. L'amputation de son pied
droit a brutalement réduit son rêve à néant.
Lucas attend l'arrivée de l'ambulance; il a grimpé sur une
table qu'il avait poussée contre la fenêtre; c'était
un poste d'observation d'où il pouvait, sans être vu, épier
ce qui se passait dans le couvent voisin. Le récit reporte alors
le lecteur deux mois en arrière. Les circonstances du tragique
accident sont racontées avec force détails, avec une minutie
parfois exaspérante, sur plus de deux cents pages. La signification
réelle se dévoile graduellement. La technique du flash-back,
une fois encore, crée la tension et permet en même temps
une lecture a différents niveaux. Le Piège est une
histoire ingénieusement charpentée qui nous plonge dans
un été chaud et suffocant ou les révélations
se succèdent. Anne Provoost a beaucoup aimé écrire ce roman, car elle
aime examiner l'imprévisibilité des adolescents et de leurs
choix. Le détachement affectif est un élément essentiel
à tout bon roman, affirme l'écrivain. Un livre ne sert pas
uniquement à satisfaire le besoin du lecteur de s'identifier au
personnage principal. |
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